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Enseigner demande un investissement personnel conséquent, mentalement comme physiquement. Il s’agit d’éveiller la motivation et le plaisir d’apprendre, en formant l’étudiant, en l’aidant à développer, élargir et consolider ses acquis et en l’accompagnant au long de son cursus. Il s’agit de former de jeunes adultes prêts à se construire au fil de leur carrière professionnelle en leur donnant des bases claires et solides.

Les années de BLOC 1, 2 et 3 sont des années d’apprentissage et de construction de soi pour déboucher sur les années de master qui sont le lieu de mise en application de ces acquis ou justement de remise en question de ces acquis.

L’unité d’enseignement UE10 s’inscrit dans cette logique d’apprentissage, développant les acquis de la première année en mettant l’accent sur des notions telles que :

  1. L’approche sensible
  2. L’approche méthodologique
  3. Le bagage culturel
  4. L’approche technique
  1. L’approche sensible

Les enseignants de l’UE10 doivent amener l’étudiant à acquérir et à affirmer son propre vocabulaire, sa propre sensibilité, aussi tenue soit elle. Deux moyens seront mis en œuvre pour aborder cette approche :

  • Par le biais d’analyse d’œuvre(s) d’artiste/de designer/d’architecte d’intérieur ; afin de comprendre les mécanismes de réflexion de l’auteur de projet, sa transposition spatiale, formelle ou autre et le vécu/l’émotion qu’elle suscite.
  • Par le biais d’expérimentation(s) individuelle(s) au travers d’exercices ciblés ;

Cette approche sensible ne pourra être abordée de façon satisfaisante que si elle est mêlée à des croisements de différents regards d’enseignant, afin de ne pas enfermer une conception dans un cadre mais de provoquer des questionnements.

  1. L’approche méthodologique

L’approche sensible ne peut être abordée sans une approche méthodologique. Une méthode de travail claire doit permettre à l’étudiant d’appréhender l’exercice dans sa globalité et lui donner les outils nécessaires au bon développement du projet. Une méthodologie de travail renforce et soutient l’élaboration d’une intention pour le projet.

Elle se traduit par différentes étapes de travail et à différents niveaux, avec ;

Grâce une méthodologie, l’étudiant est capable d’acquérir une maîtrise des éléments du projet. 

  1. Le bagage culturel

Se nourrir de textes, s’appuyer sur de projets de référence, d’analyse de cas, d’expériences, de visites et de rencontres dans le cadre de l’atelier permet à l’étudiant de formuler son intention plus aisément. L’étudiant apprend ainsi à situer son travail et à ancrer sa position dans une démarche spécifique.

L’équipe d’enseignants de l’UE10 se doit d’apporter aussi cette culture de la recherche et de la lecture (en soutien et/ou en adéquation aussi avec les autres cours théoriques), afin de conscientiser l’étudiant à différentes approches et de lui permettre à étendre son sens critique, à ouvrir une multiplicité de lectures et de regards différents sur le monde contemporain ;

Le bagage culturel vient renforcer les approches sensible et méthodologique

  1. L’approche technique

Tout au long de son cursus et en fonction des exercices proposés, l’étudiant sera de plus en plus confronté à des problématiques techniques spécifiques. En première année, les étudiants ont acquis une certaine connaissance des outils de représentation du projet qu’ils doivent mettre au service du projet pour une meilleure communication. Ils devront également intégrer des nouvelles données (ergonomie, stabilité, lumière, dimensionnement,…)

De manière générale, l’objectif d’un atelier d’architecture d’intérieur est d’amener les étudiants à développer de façon autonome, une perspicacité dans le regard, une capacité à se représenter l’espace, à le donner à voir, à révéler ce qui est caché, invisible, insignifiant, à saisir la dimension sensible, à questionner les acteurs de cet espace, ceux qui le façonnent au quotidien, qui l’habitent, le parcourent, ou ceux qui l’utilisent occasionnellement, qui le contemplent, parfois le rejettent… Bref, comprendre l’architecture d’intérieur autant comme une production sociale (culturelle et politique) que comme une création « sensible ».

Une équipe pluridisciplinaire…

« En mettant nez à nez des portraits que l’on pensait séparés par trop d’épaisseur historique, on s’autorise parfois à voir de nouvelles choses et donc à produire de nouveaux savoirs ».[4]

[1] Maud Hagelstein. Flux News n°55, avril-mai-juin 2011, Liège, p.10

L’intérêt de cette unité d’enseignement réside dans l’interaction des disciplines, sur les échanges que chacune entretient avec l’ensemble des autres. Chaque discipline doit enrichir l’atelier par son propre champ d’action. Il ne s’agit pas d’uniformiser le propos au sein d’un atelier mais de confronter les points de vue. Cette implication des différents domaines me semble être très porteuse, pour une vraie pédagogie ouverte et doit donc être soutenue par une équipe constituée d’architectes, d’architectes d’intérieur, de designer, de théoricien, de critiques d’art,.. 

En effet, aujourd’hui, la question architecturale et artistique est d’une telle pluralité et que les manières d’aborder et de résoudre les questions sont d’une telle multiplicité que la pédagogie enseignée dans une école doit répercuter cette réalité.

Un contenu…

Plusieurs exercices aux temporalités et aux exigences différentes seront proposés au cours des deux quadrimestres (avec l’équipe mise en place).

Un atelier…

L’atelier est avant tout un espace de travail, l’étudiant y apprend à travailler à la fois de façon autonome et responsable mais aussi collective. Une participation active de l’étudiant à l’atelier est donc attendue, à la fois individuellement mais également en groupe, par le biais de présentations collectives et de corrections actives où il sera demandé à d’autres étudiants de réagir sur le travail d’un de leur collègue (apprentissage de la critique positive, comme négative). L’atelier se doit en effet d’être pensé en interaction avec les autres.

 

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